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La honte : je me suis transformée en pèlerine radine

J’ai décidé, pour mes vacances de cette année spéciale, de m’offrir une expérience aussi spéciale : neuf jours sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. J’ai déjà crapahuté sur le Chemin pendant plusieurs étés, parcourant ainsi toute la partie française, et certaines portions plusieurs fois. Pourquoi ? Il y a bien une dizaine de raisons. Mais, en y regardant de plus près, la seule vraie raison, c’est ce désir de me sentir bien vivante, le corps en mouvement et l’esprit ramolli. Et oui, je n’avais pas prévu les plus de 40 degrés qui m’accompagnent depuis le début de mon épopée ! Le pèlerin de Saint Jacques est appelé un Jacquet – on n’est pas loin de Jacquouille la Fripouille (référence aux Visiteurs !) Et cela dit beaucoup : si certains sont vraiment sans argent, la plupart ne sont pas pauvres. Pourtant, il est de bon ton, quand on est pèlerin, d’être radin. On dirait que le vœu de pauvreté fait partie du Chemin. J’ai vu des pèlerins qui pourtant ne semblaient pas démunis partager à quatre une baguette de pain (sans jambon ni beurre) pour leur repas, éviter les buvettes car la boisson à deux euros c’est de l’abus, rafler les fruits déposés sur des tables de temps en temps au bord du chemin, contre un don dans une petite boîte. Les fruits étaient emportés, mais le don oublié… Quel contraste entre l’abondance qui est présente partout : la générosité de la nature, des sources d’eau fraîche, des hospitaliers, des rencontres…. Et cet esprit pingre... Comme si on risquait de manquer. L’abondance ou le manque, c’est un état d’esprit.

Et j’en ai fait moi-même l’expérience – expérience que je raconte avec un brin de honte… Arrivée à Moissac, je me suis posée dans mon hébergement, ai pris une douche délicieuse, fait ma lessive (activité quotidienne sur le Chemin), mis ma tenue de soirée (qui n’a rien d’une tenue de soirée au sens commun !), et suis sortie pour visiter le fameux cloître de Moissac. Arrivée à l’entrée du cloître, je découvre que la visite est payante : 6,50 euros tarif normal, et 4,50 euros pour les pèlerins. Je me réjouis déjà de bénéficier du tarif pèlerin. Arrivée au guichet, je me présente comme pèlerine. L’homme au comptoir me demande ma credencial, le passeport du pèlerin. Misère, je ne l’ai pas sur moi ! Il faut croire que je n’ai pas une tête de pèlerine, car il me dit que sans la credencial, je ne peux pas avoir le tarif spécial pèlerin. Alors je commence à négocier, mendier, allant jusqu’à lui proposer de lui montrer mes ampoules aux pieds comme preuve ultime que je suis bien une pèlerine, une vraie. Il est amadoué, me dit ok…. Et là je suis traversée par cette terrible pensée : « Anne-Valérie, tu es devenue une pèlerine radine ! » La honte ! Pour économiser deux euros j’étais prête à montrer mes ampoules purulentes à ce pauvre homme !!! Je bafouille un « Merci, mais finalement je vais payer le prix normal », et je dégaine ma carte bancaire en osant à peine le regarder. Je fonce me faufiler dans le cloître, atterrée par mon attitude. Mais bien vite, je souris à cette expérience…

Qu’est-ce que cela m’a appris : - Le cerveau reptilien a vite fait d’imposer ses réflexes de survie. Je suis dans un environnement moins sécurisé que d’habitude, je me suis dépouillée de beaucoup de choses, alors le mode automatique m’oriente vers la survie : il n'y a plus de petite économie. - Etre riche, ou être pauvre, c’est une question d’identité. En endossant l’identité de pèlerine, je me suis sentie pauvre - inconsiemment. En un instant je peux choisir de me sentir riche, et dès lors agir en conséquence. - Alors que l’abondance se manifeste partout, le manque peut revenir au galop. C’est une question d’état d’esprit. Où est-ce que j’oriente mon attention : vers l’abondance ou vers le manque ? Là où est mon attention, là est la réalité que je me crée. - J’enseigne souvent aux entrepreneures que j’accompagne qu’elles vont souvent accompagner/inspirer/aider les autres sur les thèmes qui les font elles-même le plus travailler. Voilà : l’argent est vraiment un thème que j’adore enseigner, je sais très bien pourquoi. J’ai tourné de courtes vidéos, inspirées par mes réflexions en Chemin. Découvrez-les sur ma chaîne YouTube : en suivant ce lien. Je parle de : - Cultiver la gratitude même quand il fait chaud chaud chaud. - Pourquoi vouloir savoir absolument pourquoi. - L’ingrédient magique pour décider avec légèreté.

- Comment cesser de se comparer

.... et bien d'autres sujets encore

Ma chaîne YouTube, c'est par ici https://www.youtube.com/channel/UChvVkdO9xCB_no1qe94rNdQ

Après cette mésaventure, je me suis offert une glace, en laissant un bon pourboire !

Anne-Valérie

Joyissime

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