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Comment faire du syndrome de l’imposteur votre booster

« Pour qui tu te prends ? »…

« Si seulement ils savaient qui tu es vraiment ! »…

« Quand ils vont se rendre compte, ça va être la fin du monde »


Voilà la forme que prend le syndrome de l’imposteur. Une voix qui vous murmure des mots saboteurs.

Cette voix vient hanter une majorité d’entre nous.


Syndrome ou symptôme – Non, vous n’êtes pas malade !


Commençons par l’expression-même « syndrome de l’imposteure » (je le mets au féminin, car je m’adresse essentiellement aux femmes, mais je sais que les hommes aussi sont concernés !).


Le mot syndrome vous donne le sentiment que vous êtes malade, souffrant d’une maladie chronique.


Dédramatisons…


Ce n’est pas une maladie rare dont vous seule seriez atteinte !


Il s’agit simplement d’histoires que vous vous racontez autour du fait que vous n’êtes pas « assez » (expérimentée, bonne, forte, intelligente, extravertie…) pour exercer telle activité, pour parler à telle personne, pour développer tel projet. Vous considérez que vous n’êtes pas à la hauteur, et bientôt vous allez être démasquée.


Vous vous dites que vous n’êtes pas légitime là où vous êtes : vous avez menti, il y a tromperie, on vous a prise pour qui vous n’êtes pas. Et quand « les autres » vont s’en rendre compte, vous allez être ridiculisée.


Tout reposerait sur un énorme malentendu. Et en plus, vous êtes la seule à le savoir !


Récemment une de mes clientes me disait qu’elle est en proie à cette voix qui lui dit régulièrement, dès qu’elle s'expose un peu plus :


« Non mais, pour qui tu te prends ? »

Quand le syndrome se manifeste, vous avez le sentiment de ne pas mériter vos succès, de duper tout le monde, même quand vous brillez !


Ce sont ces moments où vous êtes félicitée pour avoir mené à bien projet, mais vous avez le sentiment que c’était tellement facile que vous n’avez aucun mérite. Ou encore quand vous prenez timidement la parole dans une réunion, et vous vous sentez comme une intruse qui n’a pas grand-chose à dire, alors qu’au fond de vous un potentiel immense demande à s’exprimer.


Vous avez peur de révéler votre incapacité, que vos faiblesses apparaissent au grand jour. Vous vivez la honte par anticipation.


Et cela va même plus loin : si on vous fait confiance, c’est parce que les autres se trompent. Si seulement ils savaient vraiment (vous souffle cette petite voix dans votre tête…)… Et quand ils vont savoir… Ca va être la cata !


Oui, parce que, tôt ou tard, ils vont bien s’en rendre compte.


Le piège avec le syndrome de l’imposteur, c’est qu’il se nourrit lui-même. Pour ne surtout pas être démasquée, vous mettez en œuvre des stratégies qui renforcent son emprise sur vous. Vous êtes alors prête à dépenser énormément d’énergie à l’accomplissement d’une tâche. Cela nous permet de justifier un éventuel succès, qui ne sera pas dû à vos compétences ou talents, mais seulement au temps consacré.


Vous vous auto-sabotez en masquant votre valeur derrière le rideau d’un dur labeur.


Et vous anticipez les sentiments à venir : honte, culpabilité, drame du rejet.


C’est douloureux. Et pourtant, ce n’est pas une maladie. Vous croyez peut-être que vous êtes la seule à en souffrir ? Que pour les autres c’est plus facile parce qu’elles ont naturellement confiance ? Non !


Alors, qu’est-ce qu’elles ont en plus les autres ?


Elles font le travail intérieur.

Elles choisissent de ne pas croire toutes ces pensées.

Elles mettent de la conscience sur ce petit manège et discernent ce qui est vraiment vrai, et ce qui ne l’est pas.



L’imposteur menteur


J’ai longtemps connu ce sentiment d’être une fraudeuse, de celles qui prennent un siège dans le train – et en première classe tant qu’à faire – sans avoir de billet. Et me voilà vivant le voyage tétanisée à l’idée que le contrôleur passe et m'attrape, avec amende et expulsion du train à la clé !


Il y a quelques années encore, ce sentiment d'imposture me hantait constamment. Par exemple, quand on me demandait de me présenter. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je fais ? Malgré mes diplômes, certifications et autres signes de reconnaissance de mes compétences, je ne me sentais experte en rien. Qui étais-je donc pour oser prétendre accompagner, enseigner, former ? C’est comme si je falsifiais mon profil, comme si je n’avais tout simplement pas le droit d’être là – d’être tout court ?


J’ai essayé de faire taire cette voix en m'engageant pendant longtemps dans une course aux diplômes et certificats. Il me manquait toujours un dernier diplôme pour que enfin je puisse me sentir vraiment prête. Illusion !


Un jour j’ai décidé d’arrêter, ne plus me former pour apprendre de nouvelles approches ou techniques. Ca suffisait, parce que en réalité ça ne suffirait jamais assez. Il suffisait de le décider.


J’ai alors commencé à dévouer tout mon appétit d’apprentissage à apprendre sur moi : me faire accompagner encore plus, mon propre coaching, m’engager dans un mastermind, consacrer chaque jour plus de temps à m’auto-coacher, méditer, écrire…


Les éléments de réassurance à l’extérieur ne pourront jamais étancher cette soif de légitimité. Le travail est intérieur.


Et ce travail est nécessaire si vous voulez croître et créer. Je pense en particulier aux femmes entrepreneures qui restent pétrifiées, cachées derrière leur écran, en attendant que les clients viennent, tout en craignant qu’ils viennent, parce que leurs insuffisances vont être révélées au grand jour.


Le piège de cet imposteur intérieur, c’est qu’il se présente comme détenant la vérité.

Vous croyez ces pensées, comme si elles étaient totalement objectives, 100% vraies.

Et bien sûr vous trouvez des preuves que c’est vrai, que vous n’êtes absolument pas à la hauteur. Votre cerveau a besoin d'avoir raison, alors il va vous donner toutes les preuves que vous n'êtes pas légitime, cherchant les erreurs, les échecs, les moments de ridicule…


Vous allez jusqu’à croire que les autres, elles, ont 100% confiance et qu’elles ne doutent jamais.


Ces pensées veulent simplement vous protéger, en vous maintenant dans un certain confort – inconfortable, mais perçu comme plus confortable que le risque d’être jugée ou critiquée.


Il est temps de changer de perspective.


Une autre manière de voir ce qui se trame, c’est de considérer que vous êtes dans une période de transition, d’une ancienne à une nouvelle identité.


Vous vous essayez à exprimer de nouvelles compétences que vous ne maîtrisez peut-être pas encore parfaitement – et que sans doute vous ne maîtriserez jamais parfaitement. Vous êtes en chemin pour révéler des talents que vous n'aviez pas encore osé montrer. Vous vous engagez sur un terrain nouveau, donc inconnu, donc incertain... Donc enthousiasmant ET inquiétant.


Ce symptôme - ce flot de pensées - révèle que vous êtes en évolution. Il montre que vous vous engagez sur une voie de croissance, plutôt que de stagnation. Et votre cerveau n’aime pas la croissance : c’est exigeant, c’est déroutant, c’est inconnu. Alors il met tout en branle pour vous maintenir dans le statu quo.


J’aime cette perspective qui me montre que, à chaque fois que ce sentiment d’imposture ressurgit, je suis en train d’évoluer vers ma nouvelle identité : plus forte, plus audacieuse, plus courageuse, plus créative.


Choisissez-vous le statu quo ou la croissance ?

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Anne-Valérie





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