Le pilote automatique est-il à bord ?

 
Pilote automatique, où est le bouton stop ?
 

Confrontés à des expériences négatives, désagréables, stressantes, douloureuses, nous déclenchons généralement les mêmes réactions. Une pression sur nos habituels boutons provoque la même habituelle réaction. Et nous voilà embarqués dans un cercle vicieux de pensées et émotions négatives, sans même en avoir conscience.

 

Ces schémas prennent des chemins souvent anciens, des sillons labourés depuis de très longues années, et dont nous ne sortons pas.

 

Si nous nous engageons de manière répétitive dans ces sillons, c'est avec une bonne intention initiale : celle de nous soustraire à la situation négative. Et si ces routines persistent, c'est parce que nous portons de vieux modes de pensée, que nous activons et réactivons, sans même y penser... :

 

Nous vivons le plus souvent en mode pilote automatique, sans vraiment prendre les commandes de nos vies... par la conscience.

 

Nous naviguons sans cesse entre passé (ruminations) et futur (projections), en oubliant que la vie se vit au présent, instant après instant.

 

Notre rapport aux expériences passe avant tout par le mental et la pensée, beaucoup plus que par le corps et les sensations.

 

Nous cherchons avant tout à éviter les situations déplaisantes, plutôt qu'à les aborder avec curiosité.

 

Nous voulons que nos expériences soient différentes de ce qu'elles sont, nous voulons constamment changer ce qui est, selon nos désirs.

 

Nous nourrissons des attentes, qui portent en germe l'attachement, et la déception, puisque la confrontation avec la réalité est souvent source de désillusion.

 

Nous croyons nos pensées, sans aucun doute, comme si elles étaient le reflet de la réalité.

 

Nous nous jugeons nous même avec dureté, sans ce regard de bienveillance que nous accorderions pourtant volontiers à notre meilleur ami.

 

 

Du pilote automatique à la réponse bienveillante... avec la pratique

 

Maintenant, même si ce tableau semble très désappointant - tant il respire la vérité ! - voici la bonne nouvelle : nous pouvons sortir de ce cadre enfermant, et rompre le cycle des pensées et émotions négatives.

 

Tout d'abord, il convient de ne pas maudire ce mode pilote automatique, qui nous rend bien des services au quotidien. C'est grâce à lui que nous sommes à même d'accomplir bien des tâches routinières. Sans lui, notre vie serait un enfer, une suite de réflexions à mener pour réaliser la moindre de nos actions.

 

Notre fidèle serviteur est toutefois trop zélé, quand il s'empare de toutes nos pensées et émotions. Il nous mène par le bout du nez, nous laissant croire qu'il sait mieux que nous - que notre conscience - ce qui est bon pour nous. Oh, le fourbe ! Et la plupart du temps, comme on tourne comme un hamster dans sa roue, on ne voit rien d'autre que ce roulement qui nous abrutit.

 

La pratique de la pleine conscience apporte une clé précieuse pour ouvrir les portes de ce cycle, source de souffrance.

 

Tout commence par le projecteur de la conscience, qui éclaire ces schémas. Voir et ressentir à quel point nous sommes malmenés par notre propre mode automatique. Puis vient l'acceptation, et le choix de ne plus partir dans cette chaîne de réactions, mais bien plutôt choisir sa réponse, celle qui est la plus appropriée pour nous accorder le plus de bienveillance possible.

 

Bienveillance, mot essentiel : pas de blâme, pas de drame. Juste appuyer sur le bouton off du pilote automatique, en douceur.

 

 

Anne-Valérie Rocourt

Fondatrice de Joyissime

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