Comme un lundi

Je suis frappée par l’expansion de l’épidémie du « comme un lundi ». Cette maladie, c’est celle qui frappe tous ces personnes qui vous répondent « comme un lundi » si vous avez la mauvaise idée de leur demander comment elles vont, un lundi matin. Apparemment, la suite : « Lundi = Reprise du travail = Misère » est de plus en plus la règle.

 

Il faut dire que nous portons un lourd héritage : Adam et Eve vivaient des jours heureux - surtout pas laborieux - au paradis, jusqu’au jour où Eve croqua le fruit défendu. Ils furent alors condamnés à trimer pour gagner leur vie. Les mots exacts de la Bible sont : « à force de peines, tu tireras subsistance tous les jours de ta vie ». Le travail est donc la punition, la malédiction. Et cette perception perdurera jusqu’au 18ème siècle où seuls les pauvres travaillent, pour survivre, alors que les nantis peuvent s’abstenir de cette corvée. Cette vision a laissé une empreinte forte dans l’inconscient collectif. Même si à partir du 18ème siècle le travail commence à être perçu comme source d’épanouissement et associé aux vertus, la marque biblique reste présente.

 

Par-delà l’héritage, il y a bien sûr la réalité quotidienne vécue par beaucoup, entre pression, stress, injonctions contradictoires, insécurité, harcèlement… Et, coiffant ce quotidien souvent très lourd, il y a la perte de sens. Pourquoi est-ce que j’offre mon temps et mon énergie ? Pour quoi est-ce que je m’engage ? A quoi cela sert-il ? A quoi est-ce que je contribue (autrement dit : à quoi de plus grand que moi…) ?

 

Le travail est cause de tant de peine(s) alors qu’on en espère l’épanouissement. Il est teinté de paradoxes : il est porteur d’attentes (on peut apprendre, s’enrichir, s’accomplir…) et en même temps de ce fait porte en germe des risques de frustration, s’il ne comble pas nos espoirs.

Alors nous essayons de combler ces attentes insatisfaites en dehors du champ du travail, le plus souvent le week-end ou pendant les vacances. D’où la chute du lundi ! Nous avons souvent le sentiment que le bien-être est davantage présent dans nos loisirs que dans notre travail, et nous aspirons à une retraite oisive pour enfin être heureux.

 

Pourtant, des études montrent que le travail est le lieu le plus propice à des expériences optimales – telles que le "flow". Le "flow" c'est ce moment où le temps suspend son vol, où nous sommes tellement absorbés dans une activité que nous en perdons la conscience de ce qui nous entoure et du temps qui passe. C'est cette pleine concentration sur une tâche qui peut être une recette de cuisine, ou la préparation d'un dossier à présenter. Et le travail est bien le lieu où nous devrions vivre ces moments intenses.

 

Sans nier les souffrances réelles et parfois profondes vécues par certains, dans le monde de l’entreprise notamment, je crois qu’il y a une voie de sagesse à explorer, pour que le lundi ne soit plus si différent du dimanche. Cette voie, c’est celle – je lâche le « gros » mot – de l’amour. Oui, l’amour !

 

L’amour au travail ?

 

Oui oui oui ! L’amour a le pouvoir de tout transformer.

 

Je vous entends… Comment puis-je aimer ce travail que je déteste ?

 

Il ne s’agit pas de tout aimer !

 

Voici 3 propositions, 3 questions, pour commencer une histoire d’amour avec votre travail :

 

1. En observant votre travail d’un œil honnête et lucide, qu’est-ce que vous pouvez y trouver à aimer ?

 

Si vous essayez, pendant quelques instants, d’être vraiment honnête, vous allez bien trouver quelques éléments à aimer : une collègue, un projet, la plante dans le hall, le café, la boulangerie en face... Pouvez-vous les appréciez et ressentir de la gratitude ?

 

2. Vous avez un immense pouvoir : celui de décider (c’est même le socle de votre liberté !). Alors, si vous décidiez de changer votre perception vis-à-vis d’un « poil à gratter » de votre travail, lequel pourriez-vous choisir ?

 

Le manager irascible a sans doute quelques qualités cachées, le long trajet vous offre un temps pour lire ou écouter de la musique, l’open-space bruyant permet des rencontres… Oui, observez tout cela avec le regard de l’amour ! Et prenez une décision, tranchez dans le gras des habitudes, pour adopter une vision qui vous servira tellement mieux.

 

3. Et si vous cessiez de résister à ce qui vous plombe, de quel plomb pourriez-vous ainsi vous alléger ?

 

Si une situation vous plombe mais vous n’avez pas la maîtrise dessus, vous avez deux choix :

  • résister et de ce fait lui accorder toute votre attention, votre énergie, et ne pas être ouvert à ce qui pourrait arriver de beau à côté, ou...

  • accepter, lâcher votre prise (et l’emprise), et orienter votre attention ailleurs, là où la vie vous réserve peut-être des belles surprises.

Alors, voulez-vous résister, ou accepter ?

Accepter n'est pas apprécier, c'est simplement admettre que c'est là, et que vous méritez mieux que de vous focaliser sur un mauvais combat.

 

Certes, il faut du courage pour cesser de résister et se plonger avec amour dans le présent tel qu’il est, dans toute son ampleur. Et justement, le courage vient du cœur !

 

 

Si vous avez besoin d'un regard extérieur pour vous aider à remettre du coeur à l'ouvrage, voire en allant vers un nouvel ouvrage, je vous propose d'en parler dans le cadre d'une Session Clarté : 45 mn dédiées à votre situation professionnelle, pour clarifier ce qui pourra vous aider.

 

Je prends rendez-vous !

 

Anne-Valérie Rocourt

Joyissime

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